Jean Nouvel, le célèbre architecte français, vient d?inaugurer une tour de 142 mètres de haut à Barcelone. «Ce n?est pas une tour», dit-il dans un de ses commentaires, «mais une masse fluide qui a perforé la terre!»
Depuis toujours, Barcelone vibre de créativité. Cette force s?est ultérieurement développée ces dernières années portant la capitale catalane aux premiers rangs internationaux de l?art, de la mode, du design et de l?architecture avec en outre de multiples moyens de logement à Barcelone. Est-ce un lointain effet du «plan Cerdà», plan d?urbanisation de Barcelone de la fin du XIXe siècle, oriente les axes de manière à donner à tous la même quantité de lumière? Peut-être. Quoi qu?il en soit, Barcelone est pour certains la ville idéale. Pour pouvoir l'apprécier davantage, venez un week end et logez pourquoi pas dans un appartement à Barcelone, ou dans un des nombreux hôtels de Barcelone. La mer et le climat, bien sûr, alliés à ce sentiment artistique flottant dans l?air et à la force économique, industrielle et politique d?une grande capitale.
C?est dans le prolongement du Diagonal, tel un jalon précis de l?entrée en ville que surgit la tour Agbar. Agbar pour «Sociedad General de Aguas de Barcelona SA», la société générale des eaux de la ville. Le rôle de l?institution sert de prétexte à Jean Nouvel, lui permettant une fois de plus de jouer avec la matière. L?idée est de matérialiser, de figer, une masse d?eau. Ou, au contraire de liquéfier et faire vibrer la construction.
En effet, Jean Nouvel aime introduire le mouvement dans ses réalisations. Il l?a fait de manière symbolique et mécanique avec les diaphragmes de la façade de l?Institut du Monde Arabe à Paris. Il l?a fait encore dans le traitement de la façade des établissements Cartier longeant l?autoroute près de Fribourg. Il l?a fait aussi à Lyon, à Tours, à Lucerne et aurait surtout voulu le faire à la Défense avec sa «Tour Sans Fin».
La tour Agbar n?impressionne pas par sa hauteur, relativement modeste en comparaison avec les gratte-ciel américains ou asiatiques. Son originalité vient plutôt de sa forme et de sa texture. On ne peut s?empêcher de penser à la tour de Swiss Re à Londres, conçue par Norman Foster, qui adopte également une forme cylindrique, bombée et structurée. Ces deux réalisations, si proches en aspect et en temps, semblent dicter une nouvelle tendance dans la construction des buildings. On tente, par des lignes arrondies et fuyantes, d?atténuer leur masse, de les rendre moins imposants, moins arrogants peut-être, comme une forme de prudence préventive induite par les attentats du 11 septembre 2001.
Jean Nouvel jouer avec une double structure. Un cylindre intérieur en béton d?abord, percé de manière aléatoire et une peau de verre sérigraphié aux nuances rouges et bleues. C?est cette double enveloppe ? associée au volume lui-même - qui donne au bâtiment sa vibration.